| • |
En
2000, 18% de la population a moins de 15 ans, 69% est âgée
de 15 à 64 ans et 13% a plus de 64 ans; en 1991, les
proportions étaient respectivement de 20%, 69% et 11%.
(ISQ, 2001) |
|
|
CONSOMMATION
DE DROGUES ET D’ALCOOL |
|
|
| • |
2%
des enfants de 9 ans et 60% des adolescents de 16 ans
ont déjà fumé une cigarette au complet.
Plus de filles que de garçons fument à 16
ans. (ISQ, 1999) |
| • |
Au cours
d’une période de 12 mois, un adolescent de
13 ans sur dix a consommé une drogue et à
16 ans, un sur deux l’a fait. Ainsi, 46% des jeunes
ont consommé de la marijuana et 15% ont consommé
des hallucinogènes durant cette période.
(ISQ, 1999) |
| • |
Proportion
d’enfants et d’adolescents qui consomment
de l’alcool environ toutes les semaines (ISQ,
1999) |
| |
| Âge |
Proportion |
| 9 ans |
2% |
| 13 ans |
3% |
| 16 ans |
20% |
|
| • |
Parmi les
adolescents qui consomment de l’alcool, 11% des
13 ans et 30% des 16 ans ont habituellement une consommation
à risque de cinq verres et plus par occasion. Les
garçons consomment plus fréquemment et en
plus grande quantité que les filles. (ISQ,
1999) |
| • |
Proportion
de jeunes ayant déjà consommé des
drogues (RRSSS, 1999) |
| |
| Substance |
Jeunes
du secondaire fréquentant une école
de la CÉCM |
Jeunes
de la rue |
| Cocaïne |
6% |
73% |
| Crack |
2% |
52% |
| Héroïne |
|
32%
(5% sur une base
quotidienne) |
| Méthadone |
|
8% |
| Codéine |
|
22% |
| Cannabis |
24% |
96% |
| Tranquillisants |
|
44% |
| Hallucinogènes |
12% |
72% à 84%
selon le type de
drogue |
|
|
| |
|
|
ABUS ET NÉGLIGENCE
ENVERS LES ENFANTS |
|
|
| • |
Les
cas retenus et fondés d’abus et de négligence
envers les enfants ont augmenté de 50% à
68% de 1980 à 1996.
(Bouchard, cité dans La Presse du 23 novembre 2002) |
| • |
Taux d’enfants
dont les mauvais traitements ont été jugés
fondés, selon les formes de mauvais traitements,
pour l’ensemble du Québec
(ISQ, 2001) |
| Forme
de mauvais traitements |
Proportion
de signalements jugés fondés |
Nombre
d'enfants affectés par 1000 |
| Négligence |
72% |
5,6 |
| Mauvais traitements psychologiques |
74% |
2,5 |
| Abus physique |
58% |
1,9 |
| Abus sexuel |
53% |
0,9 |
| Autres formes de mauvais
traitements |
75% |
0,9 |
|
| |
|
| • |
Plus de vingt
pour cent (21%) des 4 774 enfants déclarés
ont vécu plus d’une forme de mauvais traitements.
En ordre d’importance, les principales doubles cooccurrences
sont: |
| |
| Négligence/mauvais
traitements psychologiques |
8,0% |
| Abus physique/mauvais traitements
psychologiques |
4,0% |
| Abus physique/négligence |
3,8% |
| Négligence/autres mauvais traitements |
1,9% |
| Négligence/abus sexuel |
1,5% |
La négligence et les mauvais traitements psychologiques
apparaissent donc comme les formes de mauvais traitements
les plus souvent associées aux autres types de
mauvais traitements. (ISQ,
2001) |
| • |
Abus
physique
Les abus physiques vécus par les enfants concernent
surtout des situations de discipline physique abusive
(63%) et de brutalité impulsive (31%). Un peu plus
de la moitié des enfants subissent ces abus depuis
plus de six mois (53%) et ont subi des blessures liées
à ces abus (48%). (ISQ,
2001) |
| • |
Abus
sexuel
Les attouchements sexuels (65%) et, dans une moindre mesure,
les relations sexuelles complètes (14%) sont les
principaux types d’abus sexuels dont sont victimes
les enfants. Quatre enfants sur dix (43%) vivent ces abus
depuis plus de six mois, et seulement 8% des enfants ont
eu des blessures ou des atteintes physiques identifiées
lors de l’évaluation du signalement. (ISQ,
2001) |
| • |
Négligence
Les formes de négligence les plus fréquentes
sont le défaut de superviser ou protéger
pouvant entraîner un préjudice physique à
l’enfant (26%), la négligence éducative
(25%), le défaut de superviser ou protéger
pouvant entraîner des comportements mal adaptés
socialement (21%) et la négligence physique (16%).
Les situations d’abandon représentent moins
de 12% des situations de négligence/abandon regroupées.
Elles se manifestent surtout par un refus d’assurer
la garde du jeune ou par son expulsion du foyer (47% des
cas) ou par l’absence des parents (40%). Les situations
de négligence durent depuis plus de six mois dans
63% des cas, et peu de blessures ou d’atteintes
physiques en lien avec ces situations ont été
identifiées par les intervenants au moment de l’évaluation
du signalement, soit pour 11% des enfants.
(ISQ, 2001) |
| • |
Mauvais
traitements psychologiques
Les mauvais traitements psychologiques se caractérisent
surtout par une exposition à de la violence conjugale
dans la famille (46%) et par du rejet/dénigrement/désapprobation
envers l’enfant (24%). Il s’agit de la forme
de mauvais traitements pour laquelle la proportion d’enfants
qui en sont victimes depuis plus de six mois est la plus
importante : 76% des victimes de mauvais traitements psychologiques
les subissent depuis plus de six mois. Tout comme l’abus
sexuel, la négligence et les « autres formes
de mauvais traitements », les intervenants ont identifié
très peu d’enfants ayant subi des conséquences
physiques des mauvais traitements psychologiques subis
au moment de l’évaluation du signalement,
soit dans seulement 8% des cas. (ISQ,
2001) |
| • |
Le taux
des enfants pour qui des épisodes d’agression
psychologique se seraient présentés de trois
à cinq reprises durant l’année précédant
l’enquête se situe à 44%, contre 16%
pour ce qui est des épisodes de violence physique
mineure et 1% en ce qui concerne les épisodes de
violence physique sévère. Environ 352 000
enfants auraient subi de l’agression psychologique
six fois ou plus durant l’année ayant précédé
l’enquête, quelque 100 000 enfants auraient
vécu de la violence mineure à cette même
fréquence et 10 000 enfants auraient été
soumis à de la violence physique sévère
de façon répétée. (ISQ,
2001) |
| • |
La qualité
des relations de couple est étroitement liée
aux taux de violence. Les enfants dont les mères
affirment vivre une relation conjugale difficile ou violente
(6% des couples) sont, en proportion, plus nombreux à
vivre de la violence, le taux de violence physique sévère
étant près de quatre fois plus élevé
là où l’on rapporte de l’hostilité
dans le couple. (ISQ, 2001) |
| • |
Selon la
forme de mauvais traitements vécus par les enfants
et en considérant séparément l’abandon,
de 16% à 33% des enfants vivent avec au moins un
parent ayant été maltraité dans son
enfance. Les enfants négligés sont ceux
qui sont les plus susceptibles de vivre avec un parent
maltraité dans l’enfance (33%), suivis par
les enfants abusés physiquement (27%) et ceux abusés
sexuellement (26%). (ISQ,
2001) |
| • |
Au Québec,
l'alcool serait associé à 30% des cas de
violence à l’endroit des enfants, alors que
50% des victimes d’inceste appartiendraient à
des familles touchées par l’alcoolisme. (MSSS,
1992). |
| • |
La violence
physique sévère envers un enfant est rapportée
deux fois plus souvent dans les ménages où
les répondantes-clés se perçoivent
pauvres ou très pauvres, comparativement à
celles qui estiment leur ménage à l’aise
financièrement (12% contre 6%).
(ISQ, 2001) |
|
| |
|
|
NUTRITION (sécurité
alimentaire) |
|
|
| • |
Dans
l’ensemble, près de 1 Québécois
sur 10 vit au moins l’une ou l’autre des trois
manifestations d’insécurité alimentaire.
La monotonie du régime alimentaire serait l’aspect
le plus fréquent relié à l’insécurité
alimentaire (7%), alors que la restriction de l’apport
alimentaire ou l’incapacité d’offrir
des repas équilibrés aux enfants par manque
d’argent toucherait entre 4,1% et 4,5% de la population.
(ISQ, 1998) |
| • |
8% des ménages
québécois vivent l’un ou l’autre
de ces problèmes; les groupes de la population
les plus touchés sont les personnes pauvres (environ
20%) et très pauvres (39%), les familles monoparentales
(23%) et les personnes sans emploi (27%). (Dubois
et coll., 2000) |
| • |
Plus d’un
jeune québécois sur dix mange mal ou pas
assez en raison de difficultés financières
à la maison. (ISQ,
2002) |
|
| |
|
|
|
| • |
De
11% à 13% des jeunes présentent de l’embonpoint
et de 3% à 4% de l’obésité.
(ISQ, 1999) |
| • |
Selon l’Enquête
sociale et de santé 1998, approximativement
20% de la population québécoise de 15 ans
et plus se classe dans la catégorie élevée
de l’indice de détresse psychologique. Un
peu plus d'un jeune québécois sur quatre,
âgé de 15 à 24 ans (28%), se situe
dans la catégorie élevée alors que
cette proportion tombe à un sur dix (11%) chez
les personnes de 65 ans et plus. De façon significative,
les jeunes se distinguent de tous les autres groupes d’âge
avec une proportion plus importante à la catégorie
élevée de l’indice. (ISQ,
1998) |
|
| |
|
|
|
| • |
Plusieurs
adolescents ont un travail rémunéré
: 25% à 13 ans et 34% à 16 ans. Parmi ceux
qui travaillent, 26% le font 16 heures ou plus par semaine.
(ISQ, 1999) |
| • |
Les travailleurs
de 15 à 24 ans sont davantage exposés à
des caractéristiques générales liées
à l’emploi et à des conditions de
travail défavorables (emploi temporaire, travail
à temps partiel, faible syndicalisation, petite
entreprise, profession manuelle, horaires irréguliers,
travail répétitif des mains et des bras,
manipulation de charges lourdes) par rapport aux autres
groupes d’âge. (ISQ,
1998) |
|
| |
|
|
|
| • |
Taux
de pauvreté pour toutes les personnes et chez les
enfants de moins de 18 ans, Québec, 1980-1999 (CSW,
1999) |
| |
| |
Taux
de pauvretépour l’ensemble des personnes(%) |
Taux
de pauvreté chez les enfants(%) |
1980 |
19.3 |
19.4 |
1981 |
19.3 |
19.9 |
1982 |
19.8 |
21.0 |
1983 |
20.5 |
21.1 |
1984 |
21.7 |
24.0 |
1985 |
20.4 |
21.1 |
1986 |
20.0 |
19.7 |
1987 |
19.7 |
20.8 |
1988 |
19.7 |
18.9 |
1989 |
16.3 |
16.3 |
1990 |
19.2 |
19.5 |
1991 |
19.4 |
20.3 |
1992 |
19.0 |
19.3 |
1993 |
20.8 |
21.3 |
1994 |
20.5 |
19.9 |
1995 |
21.3 |
22.6 |
1996 |
22.6 |
23.3 |
1997 |
22.9 |
24.7 |
1998 |
22.1 |
24.0 |
| 1999 |
19.5 |
21.6 |
|
| |
|
| • |
Proportion
d’enfants et d’adolescents issus de ménages
au revenu relatif faible ou très faible (ISQ,
1999) |
| |
| Âge |
Proportion |
| 9 ans |
20% |
| 13 ans |
18% |
| 16 ans |
13% |
|
| • |
En 1996,
au Québec, la proportion de familles à faible
revenu était de 22,1%. Cette proportion était
de 12,6% chez les familles biparentales et de 60,0% chez
les familles monoparentales dirigées par une femme.
Plus de 55% des familles à faible revenu étaient
des familles monoparentales. (ISQ,
1999) |
| • |
Plus
de 85 000 familles québécoises monoparentales
doivent actuellement compter sur l’aide de dernier
recours et 63,98% des enfants de moins de 6 ans inscrits
à l’aide de dernier recours vivent dans un
tel type de famille. (MSS, 1998) |
| • |
Proportion
d’enfants et d’adolescents pour lesquels il
y a présence d’insécurité alimentaire
au foyer (ISQ, 1999) |
| |
| Âge |
Proportion |
| 9 ans |
13% |
| 13 ans |
11% |
| 16 ans |
13% |
|
| • |
Un
million de petits déjeuners ont été
servis à 6000 enfants chaque matin, durant l’année
scolaire 2000-2001 à travers la province de Québec.
(Club des petits déjeuners du Québec, 2001) |
|
| |
|
|
|
| • |
Près
des deux tiers des enfants de 9 ans déclarent avoir
été victimes de violence à l’école
ou sur le chemin de l’école depuis septembre.
On estime qu’un jeune sur dix, à 9 ans, a
été victime de taxage au cours de la même
période. (ISQ, 1999) |
| • |
Un adolescent
sur cinq a certains problèmes de comportement (par
exemple, faire mal volontairement à quelqu’un,
commettre des vols ou faire du vandalisme). Les adolescents
qui ont des problèmes de comportement ou qui portent
une arme sont plus souvent ceux qui sont victime de violence
à l’école. (ISQ,
1999) |
| • |
Proportion
des enfants et d’adolescents qui portent une arme
(période de 6 mois) (ISQ,
1999) |
| |
| Âge |
Garçons |
Filles |
| 13 ans |
17% |
4% |
| 16 ans |
20% |
4% |
|
|
| |
|
|
|
| • |
Chaque
année, quelques centaines d’adolescents et
d’adolescentes sont confiés à ces
centres de réadaptation en raison de difficultés
d’intégration sociale, familiale et scolaire
majeurs et non en raison de délits. Dans certaines
régions du Québec, des dizaines d’entre
eux sont soumis à des conditions de vie qui vont
à l’encontre de leurs droits fondamentaux
pour des périodes allant de quelques jours à
quelques semaines ou quelques mois. (Commission
Clair, 2000) |
| • |
Un nombre
croissant d’enfants et d’adolescents aux prises
avec des problèmes de santé mentale est
détecté à chaque année. Toutefois
les équipes multidisciplinaires en mesure de les
aider adéquatement n’existent tout simplement
pas, si ce n’est en quelques endroits exceptionnels.
(Commission Clair, 2000) |
| • |
Le soutien
aux enfants placés en ressource de type familial
se situe généralement en deçà
des normes prescrites par la loi et les règlements
en vigueur. (Commission Clair,
2000) |
|
| |
|
|
| ENFANTS AYANT
DES BESOINS PARTICULIERS |
|
|
| • |
En
1998, 15% de la population québécoise vivant
en ménage privé présente une incapacité.
La hausse du taux d’incapacité dans la population
québécoise vivant à domicile est
un des faits marquants de cette enquête. Le taux
d’incapacité est passé de 10% en 1986
à 12% en 1991, pour atteindre 15% en 1998. Cette
hausse s’observe tant chez les enfants que chez
les adultes. Chez les enfants, elle est principalement
attribuable à une hausse des troubles d’apprentissage
et des troubles émotifs ou de comportement. (ISQ,
1998) |
| • |
Chez les
personnes ayant une incapacité en 1998, environ
une personne sur dix (11%) a moins de 15 ans, une sur
trois (31%) est âgée de 65 ans et plus, tandis
que la majorité (58%) est âgée de
15 à 64 ans. (ISQ,
1998) |
| • |
On peut estimer
le nombre de familles ayant un enfant handicapé
par le nombre de familles qui reçoivent des allocations
pour enfant handicapé de la Régie des rentes
du Québec. Un peu plus de 21 000 familles reçoivent
ces allocations, ce qui représente 1,7% des familles.
(ISQ, 1999) |
| • |
L’EQLA
révèle que 9% des enfants québécois
présentent une incapacité en 1998. Le taux
d’incapacité est plus élevé
chez les enfants d’âge scolaire (11% chez
les 5-14 ans) que chez les enfants de 0-4 ans (4,4%),
et chez les garçons que chez les filles (11% contre
7%). Les troubles les plus prévalents chez les
enfants en 1998 sont les troubles émotifs ou de
comportement ou la déficience intellectuelle regroupés
(3,1%), et les troubles d’apprentissage (2,6%).
Ces troubles sont plus fréquents chez les enfants
d’âge scolaire et chez les garçons
et sont souvent interreliés. Les autres types d’incapacité
présents chez les enfants sont les troubles de
la vue (0,8%), de l’audition (0,7%), de la parole
(1,5%), les problèmes de santé physique
chroniques (1,8%) et les autres troubles (1,6%).
(ISQ, 1998) |
| • |
Un des faits
saillants de l’enquête est la hausse du taux
d’incapacité chez les enfants entre 1986,
1991 et 1998 (de 4,8% à 5,6% et à 8,6%).
Cette hausse s’observe chez les enfants d’âge
scolaire et s’explique surtout par une augmentation
des troubles d’apprentissage – qui sont passés
de 0,9% à 2,6% entre 1986 et 1998 – et des
troubles émotifs ou de comportement – qui
sont passés de 0,6% à 2,3% entre 1991 et
1998. (ISQ, 1998) |
| • |
Au Québec,
les enfants de 0-14 ans constituent 11% de la population
ayant une incapacité. Si cette proportion n’a
pas changé de façon significative depuis
1986, le nombre d’enfants est passé d’environ
63 700 en 1986, à 76 500 en 1991 et à 116
300 en 1998. 123 300 ménages privés comptent
au moins un enfant (de moins de 18 ans) ayant une incapacité.
Ces ménages vivent des conditions socioéconomiques
défavorables par rapport aux autres ménages
avec enfants. Ce sont plus souvent des familles monoparentales
(28% contre 19%) et leur revenu est plus faible. (ISQ,
1998) |
| • |
À
15-34 ans, 21% des personnes ayant une incapacité
vivent dans un ménage de niveau pauvre, contre
12% des personnes sans incapacité. (ISQ,
1998) |
| • |
Plus du tiers
(34%) des enfants ayant une incapacité ont occasionné
des dépenses à leur famille en raison de
leur incapacité. Pour moins du tiers (30%) de ces
enfants, ces dépenses ont été complètement
remboursées par une assurance ou un programme gouvernemental. |
| • |
Principaux
postes de dépenses non remboursées pour
les enfants ayant une incapacité (ISQ,
1998): |
| |
| Les médicaments
prescrits |
49% |
| Les frais de déplacement |
25% |
| Les soins de santé |
23% |
| L’achat et l’entretien
des aides techniques ou des accessoires spécialisés |
18% |
| Le matériel jetable après
usage |
12% |
| Les services d’aide à
domicile |
12% |
|
| • |
Seule une
faible proportion des personnes avec incapacité
(14%) reçoivent des prestations, une pension ou
de l’aide financière du gouvernement en raison
de leur état. Et c’est moins du dixième
(8%) qui profite des crédits d’impôt
pour personnes handicapées. De plus, seulement
15% des personnes de 15 ans et plus reçoivent un
remboursement complet, parmi celles qui ont des dépenses
reliées à leur incapacité (40%).
(ISQ, 1998) |
| • |
L’incapacité
a des conséquences sur la fréquentation
scolaire d’environ le tiers des enfants (34%) ayant
une incapacité. C’est le cas de plus de la
moitié des enfants ayant des troubles émotifs
ou de comportement ou une déficience intellectuelle
et de ceux qui présentent des troubles d’apprentissage
(respectivement 50% et 68%). Parmi ces conséquences
figure le retard scolaire qui, selon l’enquête,
touche 25% des enfants avec incapacité; de plus,
16% des enfants doivent fréquenter une école
hors de leur quartier en raison de leur incapacité.
(ISQ, 1998) |
| • |
L’enquête
révèle que 22% des enfants avec incapacité
utilisent un service de garde en 1998, dont 45% des enfants
de 0-4 ans. Ces taux d’utilisation sont nettement
moins élevés que ceux de l’ensemble
de la population québécoise, ce qui suggère
l’existence d’obstacles à l’accessibilité
des services de garde pour les enfants avec incapacité.
(ISQ, 1998) |
|
| |
|
|
| |
| • |
Près
de 10% de la population québécoise est immigrante
en 1996.
(ISQ, 2001) |
| • |
Les données
du recensement de 1996 montrent que les jeunes immigrés
appartenant aux minorités visibles vivent des difficultés
sérieuses d’insertion en emploi. Leur profil
de scolarité est bipolaire; en effet, ils sont
surreprésentés parmi les jeunes de 15-29
ans n’ayant pas dépassé le secondaire
qui ne sont pas aux études (51% contre 46% pour
l’ensemble) et parmi ceux ayant une formation universitaire
(24% contre 17%). Lorsque l’on examine leur situation
sur le marché du travail, à scolarité
égale, ils affichent des taux d’activité
nettement plus faibles que ceux de l’ensemble des
jeunes québécois de 15-29 ans et des jeunes
immigrés. Cette activité plus faible se
combine à un chômage plus levé, encore
ici quelle que soit la scolarité. (ISQ,
2001) |
| • |
A la fin
de l’an 2000, le Québec comptait 77 788 Amérindiens
et Inuits, ce qui représente 1% de la population
totale. (MSSSQ, 2001) |
| • |
Selon Statistique
Canada et le Bureau de la statistique du Québec,
le revenu moyen des ménages autochtones est de
20 % inférieur à celui des ménages
québécois, alors que les ménages
autochtones comptent presque deux fois plus d'individus;
les revenus d'emploi représentent 77 % du revenu
des ménages québécois, alors que
cette proportion n'est que de 42 % chez les Autochtones.
Les Autochtones sont beaucoup moins nombreux à
atteindre les niveaux d'enseignement secondaire et post-secondaire.
Plus de 40 % des Autochtones n'ont pas atteint le troisième
secondaire, alors que cette proportion est de 20 % pour
l'ensemble des Québécois. Par ailleurs,
la population autochtone est très jeune, plus jeune
que celle du Québec dans son ensemble. Les moins
de 14 ans représentent 20 % de la population totale
du Québec et 30 % de la population autochtone.
(SAAQ, 1998) |
|
| |
|
|
|
| • |
La
proportion d’élèves en difficulté
de comportement à l’école primaire
a triplé dans les écoles québécoises
au cours des 15 dernières années pour atteindre
2,5% en 1999-2000. (Conseil
supérieur de l’éducation, 2001) |
| •
|
En 1985-1986,
72% des jeunes ont obtenu leur diplôme d’études
secondaires; selon les estimations du ministère
de l’Éducation du Québec, seulement
les 2/3 des jeunes l’ont eu en 1996-1997. Parmi
ces jeunes, on compte 72% de filles et 61% de garçons.
La proportion des élèves qui redoublent,
tant au primaire qu’au secondaire, a été
de 6% en 1996-1997. Ce sont surtout les garçons
qui connaissent cette difficulté de parcours et
particulièrement au secondaire, où 10% d’entre
eux ont redoublé une classe en 1996-1997. (ISQ,
1999) |
| • |
La proportion
des élèves qui redoublent au secondaire
est bien supérieure à celle des élèves
qui redoublent au primaire. En 1996-1997, plus de 15%
des élèves ont repris leur 1 ère
secondaire. (ISQ, 1999) |
| • |
En 1999,
10,4% des personnes de 17 ans n’avaient pas de diplôme
du secondaire, ni ne fréquentaient l’école.
(MEQ, 1999) |
| • |
Plus d’un
garçon sur trois ne terminera pas ses études
secondaires avec un diplôme, de même qu’une
fille sur quatre. (MEQ, 1999) |
| • |
Taux d’obtention
d’un diplôme du secondaire, Québec,
1975-1976 à 1999-2000 (MEQ,
2001) |
| |
1975-1976 |
1980-1981 |
1985-1986 |
1990-1991 |
1995-1996 |
1996-1997 |
1997-1998 |
1998-1999 |
1999-2000 |
| |
% |
| Total |
57,0 |
68,0 |
79,2 |
76,7 |
88,1 |
83,3 |
81,1 |
83,5 |
83,5 |
| Avant 20 ans |
53,6 |
61,9 |
72,3 |
65,6 |
73,5 |
70,0 |
69,5 |
71,9 |
71,3 |
| 20 ans ou plus |
3,5 |
6,1 |
6,8 |
11,2 |
14,6 |
13,2 |
11,6 |
11,5 |
12,1 |
| Hommes |
51,2 |
64,2 |
73,1 |
68,2 |
81,5 |
77,7 |
74,0 |
76,8 |
76,8 |
| Avant 20 ans |
48,2 |
58,5 |
67,1 |
59,1 |
67,1 |
64,4 |
62,0 |
65,1 |
64,1 |
| 20 ans ou plus |
3,0 |
5,8 |
6,0 |
9,1 |
14,4 |
13,3 |
12,1 |
11,7 |
12,7 |
| Femmes |
63,1 |
71,9 |
85,6 |
85,6 |
95,1 |
89,2 |
88,6 |
90,5 |
90,4 |
| Avant 20 ans |
59,1 |
65,5 |
77,9 |
72,4 |
80,3 |
76,0 |
77,4 |
79,2 |
78,9 |
| 20 ans ou plus |
4,0 |
6,4 |
7,6 |
13,2 |
14,8 |
13,2 |
11,3 |
11,5 |
11,1 |
|
1. Tous
les diplômes du secteur des jeunes sont
comptés indépendamment de l’âge.
Source : Ministère de
l’Éducation du Québec, Direction
des statistiques et des études quantitatives.
2. La note de passage entre les classes du secondaire
a été augmentée de 50 à
60 sur 100 pour les élèves qui entraient
en 1ère année secondaire en 1982-1983.
Les élèves qui obtenaient leur diplôme
en 1985-1986 faisaient partie de la dernière
cohorte d’élèves soumis à
la note de passage de 50 sur 100. |
|
| • |
Taux de décrochage
selon l’âge et le sexe, Québec, 1981-1999
(MEQ, 2001) |
| Âge
et sexe |
1981 |
1986 |
1991 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
|
% |
| 17 ans |
22,6 |
15,6 |
15,1 |
8,9 |
10,4 |
10,6 |
10,4 |
Hommes |
24,1 |
17,9 |
17,3 |
10,8 |
12,8 |
12,9 |
13,3 |
Femmes |
21,0 |
13,3 |
12,8 |
6,8 |
7,8 |
8,1 |
7,2 |
| 18 ans |
31,0 |
21,0 |
20,7 |
15,6 |
15,0 |
16,7 |
16,5 |
Hommes |
33,6 |
24,4 |
24,1 |
19,2 |
18,5 |
20,7 |
20,4 |
Femmes |
28,3 |
17,5 |
17,2 |
11,9 |
11,2 |
12,5 |
12,4 |
| 19 ans |
34,7 |
24,3 |
25,5 |
18,8 |
18,5 |
18,1 |
19,8 |
Hommes |
37,7 |
28,7 |
29,8 |
22,7 |
22,8 |
22,3 |
24,6 |
Femmes |
31,4 |
19,6 |
21,0 |
14,7 |
14,0 |
13,6 |
14,7 |
| 20-24
ans |
n.d. |
28,9 |
25,6 |
24,2 |
23,1 |
22,3 |
21,6 |
Hommes |
n.d. |
31,9 |
30,1 |
29,0 |
27,9 |
27,1 |
26,4 |
Femmes |
n.d. |
25,7 |
20,8 |
19,1 |
18,0 |
17,2 |
16,5 |
Source:
Ministère de l’Éducation
du Québec, Direction des statistiques
et des études quantitatives.
|
|
| • |
La proportion
de Québécois, tous âges confondus,
ne possédant pas de diplôme d’études
secondaires était de 16,5% en l’an 2000,
soit le même taux qu’en 1991. (Forum,
Université de Montréal, octobre 2001) |
| • |
Les taux
de décrochage atteignent 36,6% en moyenne dans
les écoles accueillant le plus d’élèves
issus de milieux défavorisés au Québec.
(Ministre d’État
à l’Éducation et à l’Emploi
du Québec, cité dans le journal Metro, 14
mai 2002) |
| • |
Un étudiant
sur deux en milieux défavorisés, à
la fin de l'élémentaire, a connu l'échec
et est en retard dans sa scolarité. Dans les milieux
favorisés, l'abandon scolaire est inférieur
à 1%.
(Collège de Sherbrooke, 2001) |
| • |
Dans la seule
région de Montréal, dans les polyvalentes
défavorisées, 4 garçons sur 5 ne
terminent pas leur secondaire. Dans cette même région,
les garçons représentent 55% des décrocheurs
contre 45% pour les filles. (Collège
de Sherbrooke, 2001) |
| • |
À
la Commission scolaire de Montréal, à peine
45% des étudiants obtiennent leur diplôme
en cinq ans. En 1989, ce taux était de… 45%.
(La Presse, 21 avril 2002) |
| • |
En 1998-1999,
la proportion de jeunes québécois et Québécoises
qui ont obtenu un premier diplôme d’études
collégiales (DEC) était de 39,3%. Cette
proportion était de 21,0% en 1975-1976 et de 42,9%
en 1992-1993. (ISQ, 2001) |
| • |
Chez les
jeunes âgés de 18 ans et qui ne sont plus
aux études, le taux de sans-diplôme est de
39% chez les garçons et de 24,5% chez les filles.
(Forum, Université
de Montréal, octobre 2001) |
| • |
25% des personnes
âgées de plus de 55 ans sont analphabètes.
14% des personnes âgées de moins de 35 ans
sont des analphabètes fonctionnels, c'est-à-dire
qui lisent difficilement le journal ou le nom des rues.
(Collège de Sherbrooke,
2001) |
|
| |
|
|
|
| • |
Statistiques
démographiques pour le Québec – État
matrimonial légal - Recensements de 2001 (Statistique
Canada) |
| État
matrimonial légal |
Total |
Sexe
masculin |
Sexe
féminin |
| Total - Population de
15 ans et plus |
5,945,900
|
2,873,775
|
3,072,130
|
| Célibataire |
2,421,290
|
1,270,285
|
1,151,005
|
| Marié(e) |
2,393,630
|
1,197,155
|
1,196,475
|
| Séparé(e) |
139,195
|
63,545 |
75,645
|
| Divorcé(e) |
595,170 |
268,670 |
326,500 |
| Veuf(ve) |
396,625
|
74,120
|
322,510
|
|
| • |
Familles
de recensement dans les ménages privés selon
la structure familiale, Québec, Recensements de
1991, 1996 et de 2001 (Statistique
Canada) |
| QUÉBEC |
1991 |
1996 |
2001 |
| Total des familles |
1,883,135 |
100% |
1,949,975 |
100% |
2,019,555 |
100% |
| Familles époux-épouse |
1,614,285 |
85.7% |
1,640,535 |
84.1% |
1,683,960 |
83.4% |
| Couples mariés |
1,308,365 |
69.5% |
1,240,270 |
63.6% |
1,175,440 |
58.2% |
| Couples en union libre |
305,920 |
16.2% |
400,270 |
20.5% |
508,520 |
25.2% |
| Familles monoparentales |
268,850 |
14.3% |
309,435 |
15.9% |
335,595 |
16.6% |
| Parent de sexe masculin |
47,645 |
2.5% |
56,920 |
2.9% |
68,025 |
3.4% |
| Parent de sexe féminin |
221,205 |
11.7% |
252,515 |
12.9% |
267,565 |
13.2% |
|
| |
| • |
Proportion
d’enfants dans les familles monoparentales, Québec,
1961-1996 (Statistique Canada,
Recensement 1996) |
| Âge |
1961 |
1966 |
1971 |
1976 |
1981 |
1986 |
1991 |
1996 |
| |
% |
| Famille monoparentale |
7,9 |
|
|
|
|
|
18,4 |
20,2 |
| 0-5 |
|
|
|
|
|
|
11,8 |
13,8 |
| 6-14 |
|
|
8,7 |
9,9 |
12,9 |
|
16,5 |
18,7 |
| 15-17 |
|
|
|
|
16,3 |
18,8 |
19,4 |
21,5 |
| 15-18 |
|
|
|
|
|
|
.. |
.. |
| 18-24 |
.. |
.. |
.. |
|
17,7 |
20,0 |
|
|
| 19-25 |
15,1 |
14,0 |
15,3 |
.. |
.. |
|
|
|
| 25 et plus |
43,2 |
43,4 |
41,6 |
|
42,0 |
|
|
|
Source:
Statistique Canada, Recensements du Canada.
15 juillet 1999 |
|
| |
|
| • |
Les régions
de Montréal (23%) et de la Montérégie
(18%) regroupent 41% de l’ensemble des familles
du Québec. Le nombre de mariages a diminué
de plus de 50% au Québec entre 1976 et 1996 alors
que la baisse n’a été que de 5% en
Ontario. Au Québec, on compte le quart des divorces
au Canada, ce qui représente le même poids
que la population; En 1996, la très grande majorité
des familles (84%) sont constituées de couples,
soit 64% de couples mariés et 20% de couples en
union libre. Les familles monoparentales représentent
16% de l’ensemble des familles. La région
de Montréal se distingue par sa forte proportion
de familles monoparentales (20%), mais aussi par sa faible
proportion de couples en union libre (16%). (ISQ,
1999) |
| • |
Statut des
ménages avec enfant(s)
(La Presse, 09/11/02) |
| |
| Couples mariés |
54% |
| Couples en union libre |
21% |
| Familles monoparentales |
25% |
|
| • |
Le Québec
se distingue des autres provinces par sa forte proportion
de couples en union libre (20,5%) et, dans une moindre
mesure, par l’importance relative des familles monoparentales
(15,9%). (ISQ, 1999) |
| • |
Depuis 1995,
plus de la moitié des naissances sont issues de
parents non mariés (union libre). La proportion
est de 57% en 1999, en regard de 41% en 1991 et de 30%
en 1987. (ISQ, 2001) |
| • |
93% des femmes
de 15 à 19 ans ayant eu un enfant ne sont pas mariées
légalement. (Statistique
Canada, Recensement de 1996) |
| • |
Parmi les
enfants de 0 à 17 ans vivant dans une famille en
1996, 82% sont dans une famille biparentale,15% vivent
seulement avec leur mère et 3% seulement avec leur
père. (ISQ, 1999) |
| • |
71% à
69% des jeunes qui avaient 9 ans, 13 ans ou 16 ans au
31 mars 1999 vivent avec leurs deux parents, 15% à
18% (selon le groupe d’âge) vivent avec un
parent seul, 12 à 13% vivent avec un parent et
un beau-parent, et de 0.4% à 0.8% vivent sans parent.
Parmi ceux qui ne vivent pas avec leurs deux parents,
76% à 82% sont sous la garde de leur mère.
(ISQ, 1999) |
| • |
Nombre de
divorces et indice synthétique de divortialité,
Québec, 1969-1998 (ISQ,
2001) |
| |
|
Année |
Divorces |
Indice
synthétique |
| |
N |
pour
100 mariages |
| 1969 |
2 947 |
8,8 |
| 1970 |
4 865 |
14,0 |
| 1971 |
5 203 |
14,6 |
| 1972 |
6 4226 |
17,5 |
| 1973 |
8 091 |
21,5 |
| 1974 |
12 272 |
32,1 |
| 1975 |
14 093 |
36,1 |
| 1976 |
15 186 |
37,8 |
| 1977 |
14 501 |
35,2 |
| 1978 |
14 865 |
35,1 |
| 1979 |
14 379 |
33,2 |
| 1980 |
13 899 |
31,7 |
| 1981 |
19 193 |
43,5 |
| 1982 |
18 579 |
40,8 |
| 1983 |
17 365 |
39,3 |
| 1984 |
16 845 |
37,9 |
| 1985 |
15 814 |
35,8 |
| 1986 |
19 026 |
43,5 |
| 1987 |
22 098 |
51,2 |
| 1988 |
20 340 |
47,8 |
| 1989 |
19 829 |
47,3 |
| 1990 |
20 474 |
49,6 |
| 1991 |
20 277 |
49,6 |
| 1992 |
19 695 |
49,2 |
| 1993 |
19 662 |
50,2 |
| 1994 |
18 224 |
47,5 |
| 1995 |
20 133 |
54,0 |
| 1996 |
18 078 |
49,0 |
| 1997 |
17 478 |
48,7 |
| 1998 |
16 916 |
48,9 |
|
| • |
L’indice
de 1998, soit 48,9%, révèle qu’environ
la moitié des mariages se termineraient par un
divorce. L’indice oscille autour de 50% depuis une
dizaine d’années. Cet indice ne rend compte
que des ruptures des couples mariés : le nombre
total des ruptures d’union serait encore plus élevé
si l’on tenait compte des ruptures chez les couples
vivant en union libre. Les démographes estiment
par ailleurs qu’au Québec, la probabilité
que les couples en union libre connaissent la rupture
de leur union est deux fois et demie plus élevée
que celle des couples mariés! (ISQ,
2001) |
| • |
L’effectif
par âge des enfants touchés par les divorces
en 2000 ; la majorité (64%) sont âgés
de 5 à 14 ans, 12% ont de 0 à 4 ans, et
24% ont 15 ans et plus. (ISQ,
2002) |
| • |
Ces dernières
années, environ un mariage sur cinq est un remariage
de divorcé ou de divorcée. Le nombre de
divorces ne bouge pas beaucoup depuis 1986; il oscille
entre 18 000 et 20 000 annuellement. (ISQ,
1999) |
| • |
Près
d’un Québécois sur deux, âgé
de 18 ans et plus, déclare avoir vécu un
événement traumatisant ou plus au cours
de son enfance ou de son adolescence et un sur dix en
a vécu trois et plus. (ISQ,
1998) |
| • |
Selon l’Enquête
longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes
(ELNEJ), à leur 10e anniversaire, 29% des enfants
nés en 1983-1984 ont connu la monoparentalité
ou la séparation de leurs parents. À leur
5e anniversaire, il y avait déjà 17% de
ces jeunes dans cette situation. Chez les enfants nés
plus récemment, en 1987-1988, les proportions augmentent
à 21% au 5e anniversaire. Il faut noter que ces
enfants ne sont pas nécessairement en famille monoparentale,
mais peuvent être en famille recomposée.
(ISQ, 1999) |
| • |
Le facteur
principal qui conduit à la monoparentalité
a changé au cours des dernières décennies.
En 1971, le veuvage (53% en 1971 et 21% en 1996) expliquait
principalement la monoparentalité. En 1996, c’est
davantage le divorce (6% en 1971 et 37% en 1996). (ISQ,
1999) |
| • |
Dans l’ensemble,
l’enquête révèle une proportion
d’environ 24% de parents ayant au moins un enfant
mineur et qui sont séparés ou divorcés
de l’autre parent de cet enfant. (ISQ,
1998) |
| • |
Les juges
ont émis des ordonnances de garde pour près
de 15 300 enfants dont les parents ont divorcé
en 2000 au Québec. Comme on compte 1,6 million
d’enfants de moins de 18 ans, on peut estimer que
le divorce des parents a touché près d’un
enfant sur 100 en 2000. (ISQ,
2002) |
| • |
Distribution
des familles québécoises avec des enfants
de moins de 5 ans, selon l’organisation du ménage.
(ISQ, 2001) |
| |
| Organisation
du ménage |
Estimation% |
| Famille monoparentale |
13,2 |
| Couple avec enfant (s) nés
de l’union actuelle |
79,5 |
| Couple avec enfant (s) nés
de l’union actuelle et de l’union précédente |
6,3 |
| Couple avec enfant (s) nés
de l’union précédente et sans
enfants de l’union actuelle |
1,1 |
Ce tableau suivant indique clairement que la famille constituée
d’un couple avec enfants issus de l’union
actuelle représente, et de loin, la situation la
plus courante avec une proportion estimée à
79,5%. On notera, de plus, que les familles monoparentales
comptent pour plus de 10% (13,2%) des familles québécoises
ayant des enfants âgés de moins de 5 ans
au 30 septembre 2000. |
| • |
Au début
des années 60,2% des enfants de 0-5 ans et 10%
des 15-18 ans vivaient dans une famille monoparentale.
Au début des années 80, ce sont 8% des jeunes
enfants et 16% des jeunes de 15-17 ans qui sont dans cette
situation. En 1996, la proportion est de 14% chez les
jeunes de 0-5 ans et de 22% chez les 15-17 ans. En fait,
ces statistiques sous-estiment la proportion de jeunes
qui vivent avec un seul de leurs parents, puisque les
enfants des familles recomposées sont inclus dans
les familles biparentales. (ISQ,
2001) |
| • |
Selon l’enquête
de 1998, 7 familles avec enfants sur 10 sont des familles
intactes, une sur 10 est recomposée et 2 sur 10
sont monoparentales. La plupart (75%) des familles recomposées
n’ont pas d’enfants communs. Dans le cas d’une
rupture, les enfants restent le plus souvent avec leur
mère. Dans 8 cas de familles recomposées
sur 10, il y a une mère et un beau-père.
Les familles intactes forment la plupart des familles
avec enfants où il y a un couple, soit près
de 90%. (ISQ, 2001) |
| • |
11% des familles
dont le plus jeune enfant a de 6 à 17 ans sont
des familles recomposées et 21% des familles monoparentales
en regard de 5% et 13% respectivement quand le plus jeune
enfant a moins de 6 ans. (ISQ,
1999) |
| • |
Parmi les
enfants qui vivent avec un seul de leurs parents (21,5%
des enfants), près de 8 sur 10 vivent avec leur
mère. Un peu plus de la moitié des enfants
demeurant avec un seul de leurs parents vivent également
avec son nouveau conjoint. Il y a donc plus d’enfants
en famille recomposée qu’en famille monoparentale
quand on isole les adolescents en garde partagée.
(ISQ, 1998) |
| • |
Selon les
données de l’ÉLDEQ, 53% des enfants
dont les parents vivaient ensemble à leur naissance
sont nés dans le cadre d’une union libre.
Or, à 2 ½ ans, la fraction d’enfants
ayant connu la rupture de leurs parents varie déjà
de façon importante, selon qu’ils sont nés
dans le cadre d’un mariage direct (3,4%), d’un
mariage précédé d’une union
libre (7%) ou d’une union libre (16%). (ISQ,
1998) |
| • |
Parmi les
enfants âgés d’environ 29 mois dont
les parents vivaient ensemble à leur naissance,
pourcentage dont les parents se sont séparés,
selon la nature de l'union, Québec, 1998 et 2000
(ISQ, 2002) |
| |
| Nature de l'union des parents |
Les parents
se sont séparés depuis la naissance |
| |
% |
n |
| Mariage direct (sans union libre avant) |
3,4 ** |
352 |
| Mariage précédé
d'une union libre |
6,8 * |
509 |
| Union libre |
15,7 |
955 |
| Ensemble |
10,8 |
1 816 |
| x2 |
p< 0,001 |
|
| *
Coefficient de variation entre 15% et 25%; interpréter
avec prudence. |
| **
Coefficient de variation supérieur à
25%; estimation imprécise fournie à
titre indicatif seulement. |
| Source
: Institut de la statistique du Québec, ÉLDEQ
1998-2002. |
|
| • |
Au Québec,
ces dernières années, on estime que les
modalités de garde sont établies par un
tribunal dans le cas de 58% des enfants.
(Marcil-Gratton et Le Bourdais, 1999) |
| • |
·
Lors des jugements de divorces de 1996, 71% des enfants
sont confiés à la garde de la mère,
15% à celle du père et seulement 13% des
enfants sont soumis à une garde partagée.
En 1986, la garde partagée n’était
retenue que dans 6% des cas. (ISQ,
1999) |
| • |
Modalités
de garde de tous les enfants mineurs des parents séparés
de l’autre parent de leur(s) enfant(s) mineur(s)
selon le sexe, Québec, 1998 |
| |
| |
Mères |
Pères |
Total |
| |
% |
| Ne voit jamais ses enfants |
0,7** |
5,5* |
2,8* |
| Droit de visite et/ou de sortie prolongée |
4,4* |
41,2 |
20,4 |
| Garde partagée |
12,8 |
15,9 |
14,1 |
| Garde exclusive |
66,8 |
12,8 |
43,5 |
| Autre mode de garde |
15,4 |
24,6 |
19,4 |
* Coefficient de variation
entre 15% et 25%; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation > 25%; estimation
imprécise fournie à titre indicatif
seulement.
Source: Institut de la statistique
du Québec, Enquête sociale et de
santé 1998.
|
|
| • |
2,8% des
parents séparés déclarent ne jamais
voir leurs enfants; cette proportion est cependant plus
élevée chez les pères que chez les
mères séparés (5,5% contre 0,7%).
(ISQ, 1998) |
| • |
Selon les
données de l’ELNEJ (Cycle 1), 85% des enfants
québécois âgés de moins de
12 ans demeurent avec leur mère après la
séparation des parents. (ISQ,
2001) |
| • |
Lors des
divorces prononcés en 2000, la mère obtient
la garde de 63% des enfants, le père de 14% des
enfants, et 23% des enfants connaissent une garde partagée.
Ce mode de garde est beaucoup plus populaire depuis quelques
années : il a doublé depuis 1995 alors qu’il
était de 11% ; en 1990, la proportion de garde
partagée était de 7%. La proportion de garde
maternelle exclusive diminue beaucoup, de 77% en 1990
à 74% en 1995 et à 63% en 2000. Il faut
mentionner que la garde partagée n’est pas
nécessairement synonyme de répartition égale
du temps ; selon des données pour l’ensemble
du Canada de l’Enquête longitudinale nationale
sur les enfants et les jeunes (ELNEJ), l’enfant
en garde partagée habite assez souvent surtout
chez sa mère. La proportion des pères qui
obtiennent la garde exclusive des enfants diminue légèrement
; elle s’élève à 14% en 2000,
en comparaison de 15% en 1995 et de 16% en 1990. L’attribution
de la garde varie beaucoup en fonction de l’âge
des enfants. En 2000, la mère obtient la garde
de 72% des enfants de moins de 5 ans, et de 57% des adolescents
de 15 ans et plus, tandis que le père se voit confier
la garde de 6% des enfants de moins de 5 ans et de 27%
des adolescents de 15 ans et plus. L’âge moyen
des enfants confiés au père est de 13,3
ans en regard de 10,5 ans pour ceux qui demeurent avec
la mère. La garde physique partagée était
beaucoup moins fréquente au Québec que dans
les autres provinces : les tribunaux du Québec
ordonnent la garde partagée pour seulement 5,5%
des enfants en comparaison de 16,9% dans les provinces
de l’Atlantique, de 15,9% en Ontario et de 11,3%
en Colombie-Britannique. (ISQ,
2002) |
| • |
Une fraction
nettement plus élevée (26%) des enfants
nés dans les ménages à très
faible revenu ont déjà été
témoins, à l’âge de 2 ½
ans, de la séparation de leurs parents. (ISQ,
2002) |
| • |
De 13% à
20% des enfants et des adolescents vivent dans un milieu
familial ne pouvant compter que sur un revenu faible.
Un peu plus de 10% sont touchés par l’insécurité
alimentaire. (ISQ, 1999) |
| • |
Les enfants
qui proviennent de familles désunies ou reconstituées,
à faible revenu ou en dépendance économique,
où il y a plusieurs enfants, et dont les parents
sont peu scolarisés, ont plus de risques d’abandonner
l’école. (Janosz
et al., 1997) |
| • |
21% des
parents en famille monoparentale déclarent souffrir
d’insécurité alimentaire, ils se différencient
nettement des autres parents. En effet, au moins 90% des
parents de chacune des autres catégories de famille
n’éprouvent pas cette difficulté.
Toutefois, cette relation subsiste uniquement chez les
mères de famille monoparentale : près d’une
sur quatre (24%) souffre d’insécurité
alimentaire comparativement à 8% des pères
en famille monoparentale. (ISQ,
1998) |
| • |
2000 jeunes
(âgés entre 12 et 30 ans) ont eu recours
à un service de maison d’hébergement
jeunesse au cours de la dernière année (pour
une période pouvant varier de six jours à
six mois) à cause de ruptures familiales.
(Regroupement des Maisons d’Hébergement Jeunesse
du Québec, 2001) |
| • |
Ainsi, au
10 e anniversaire des enfants nés en 1983-1984,
près de 3 sur 10 ont connu le fait de vivre dans
une famille monoparentale ou la séparation de leurs
parents. Au 5 e anniversaire, la proportion était
déjà de 17%. Chez les enfants nés
en 1987-1988, que l’on peut suivre jusqu’au
6e anniversaire, la proportion est encore plus élevée;
au 5 e anniversaire, 21% ont vécu dans une situation
de monoparentalité ou la séparation de leurs
parents. (ISQ, 2001) |
|
| |
|
|
| POLITIQUES
FAMILIALES ET SERVICES À L’ENFANCE |
|
|
| • |
70%
des familles québécoises sont des familles
à deux revenus. (CFE,
2002) |
| • |
Le taux d’activité
des mères dont le plus jeune enfant a moins de
3 ans est de 66,5% en 2000. (Statistique
Canada, 2001) |
| • |
Près
des deux tiers (64,8%) des familles avec des enfants âgés
de moins de 5 ans au 30 septembre 2000 utilisent les services
de garde sur une base régulière, c’est-à-dire
de façon prévisible selon une fréquence
fixe. (ISQ, 2001) |
| • |
Près
de 60% (58,7%) des enfants âgés de moins
de 5 ans se font garder sur une base régulière
en raison du travail ou des études des parents.
Lorsqu’il est question de garde régulière,
en raison du travail ou des études des parents,
les enfants sont principalement gardés le jour
entier; c’est le cas de 91,4% d’entre eux.
(ISQ, 2001) |
| • |
De 55,000
à 60,000 enfants sont sur des listes d’attente
pour des services de garde publiques au Québec.
(The West-Island Chronicle,
29 mai 2002) |
| • |
Environ 4%
des adolescents de 13 ans et 39% de ceux de 16 ans ont
déjà eu une relation sexuelle. 15% des garçons
et 18% des filles de 16 ans ne sont pas protégés
contre les maladies transmises sexuellement lors de ces
relations. (ISQ, 1999) |
|
| |
|
|
|
| • |
Le
nombre de jeunes en difficulté ne cesse de croître
depuis trois ans; on constate une augmentation de signalements
de 11% à travers le Québec. (ACJQ,
2002) |
| • |
Problématiques
vécues par les jeunes en protection de la
jeunesse
(ACJQ, 2002): |
| • |
53% sont négligés |
| • |
32% vivent des troubles de comportement |
| • |
8% sont victimes d'abus physiques |
| • |
5% sont victimes d'abus sexuels |
| • |
2% sont abandonnés par leurs
parents |
|
| • |
Jeunes et
adultes accusés d'infractions selon le type d'infraction,
provinces et territoires (Statistique
Canada) |
| Québec |
2001 |
| |
Adultes
et jeunes accusés d'infractions |
Jeunes
accusés d'infractions |
Adultes
accusés d'infractions |
| |
taux
pour 100 000 habitants |
| Ensemble des infractions |
4 074,6 |
2 355,7 |
1 718,9 |
| Infractions au Code criminel
(excluant les infractions aux règlements
de la circulation) |
3 131,5 |
1 919,9 |
1 211,6 |
| Crimes de violence |
952,0 |
562,5 |
389,5 |
| |
1,9 |
0,4 |
1,5 |
| |
5,6 |
2,6 |
3,0 |
| |
Voies de fait
(niveaux 1 à 31) |
|
696,9 |
399,5 |
297,4 |
| |
49,3 |
31,5 |
17,8 |
| |
Autres
infractions d'ordre sexuel |
|
10,3 |
6,7 |
3,6 |
| |
121,0 |
92,4 |
28,7 |
| |
Autres crimes
de violence2 |
|
67,1 |
29,6 |
37,5 |
| Crimes contre la propriété |
1 265,0 |
861,1 |
403,8 |
| |
Introduction
par effraction |
|
333,7 |
258,4 |
75,3 |
| |
Vol de véhicules
à moteur |
|
145,6 |
109,8 |
35,9 |
| |
15,6 |
7,4 |
8,1 |
| |
562,3 |
386,1 |
176,2 |
| |
Possession
de biens volés |
|
83,1 |
54,2 |
28,9 |
| |
124,6 |
44,4 |
80,2 |
| Autres infractions au
Code criminel |
914,5 |
496,3 |
418,3 |
| Infractions au Code
criminel (infractions
aux règlements de la circulation) |
315,7 |
0,0 |
315,7 |
| Conduite avec facultés
affaiblies |
291,2 |
0,0 |
291,2 |
| Autres infractions aux
règlements de la circulation3 |
24,5 |
0,0 |
24,5 |
| Infractions aux lois fédérales |
627,3 |
435,7 |
191,6 |
| Drogues |
587,8 |
415,6 |
172,2 |
| Autres infractions aux
lois fédérales |
39,6 |
20,2 |
19,4 |
1. Le premier
niveau d'agression (voies de fait) constitue
une infraction commise par une personne qui
applique intentionnellement de la force sans
le consentement du plaignant, tente ou menace
d'employer la force contre une personne, et
porte une arme (ou une imitation d'arme) et
aborde ou importune une personne. Le deuxième
niveau d'agression (agressions armées
ou entraînant des lésions corporelles)
est une infraction commise par une personne
qui utilise ou menace d’utiliser une arme
(ou une imitation d’arme) ou encore qui
inflige des lésions corporelles. Quant
au troisième niveau d'agression (voies
de fait graves), il s'agit d'une infraction
commise par quiconque blesse, mutile ou défigure
le plaignant ou met sa vie en danger.
|
2. Comprend les inflictions
illégales de lésions corporelles,
les décharges d'armes à feu intentionnelles,
les enlèvements, les voies de fait contre
un officier de police, les voies de fait contre
un autre agent de la paix ou un fonctionnaire
public ainsi que les autres voies de fait.
|
3. Comprend la conduite
dangereuse d'un véhicule automobile,
d'une embarcation, d'un bateau ou d'un aéronef,
la conduite dangereuse d'un véhicule
automobile, d'une embarcation, d'un bateau ou
d'un aéronef causant des lésions
corporelles ou causant la mort, la conduite
d'un véhicule automobile pendant une
interdiction de conduire ainsi que les délits
de fuite.
|
Source : Statistique
Canada, CANSIM II, tableau 252-0014.
Dernières modifications apportées
le 16 juillet 2002.
|
|
|
| |
|
|
|
|
• |
Disparition
d’enfants en 2000 (GRC,
2001) |
| |
| Catégorie |
Québec |
| Fugues |
6 646 |
| Enlèvement par un parent |
87 |
| Enlèvement par un étranger |
15 |
| Autres |
1 552 |
| Total |
8 300 |
|
| • |
En 2001,
Le Réseau Enfants Retour Canada a dénombré
3174 fugueuses et 3472 fugueurs au Québec. Les
fugueurs sont de plus en plus jeunes, l’âge
moyen passant de 16-17 ans à 14-15 ans. (Journal
de Montréal, 7 avril 2002) |
| • |
Les jeunes
de la rue sont de 4,000 à 5,000, à Montréal
seulement. (Commission Clair,
2000) |
| • |
Actuellement,
35 à 40 gangs de rue seraient actifs à Montréal,
impliquant près de 2 000 jeunes. À partir
des observations sur le terrain, on constate que ces gangs
s'organisent principalement autour de deux groupes d'âge:
les 11 à 15 ans et les 16 à 24 ans. (DSP
Montréal-Centre, 1997) |
| • |
Une étude
menée auprès des groupes vivant dans le
quartier Rosemont démontre que la majorité
ont entre 15 et 17 ans. Une autre étude, menée
auprès de 517 jeunes du centre-ville de Montréal,
indique que 60% ont été expulsés
de leur foyer, 40% se sont déjà injectés
des drogues, plus du tiers ont été victimes
d’abus sexuel, près du quart ont fait de
la prostitution et plus du tiers ont essayé de
se suicider… Le taux de mortalité chez les
jeunes de ce groupe est 13 fois plus grand que chez les
jeunes québécois du même âge.
(Commission Clair, 2000) |
|
| |
|
|
|
| • |
Ces
dernières années, selon les données
officielles, plus d’une centaine de jeunes de moins
de 20 ans s’enlèvent la vie chaque année.
Les garçons décèdent par suicide
beaucoup plus souvent que les filles; en 1996, par exemple,
il y a 94 suicides de garçons en regard de 21 suicides
de filles. (ISQ, 1999) |
| • |
Au Québec,
le suicide est la première cause de mortalité
chez les hommes de 15 à 39 ans, avec près
de 4 décès sur 10. Pour les années
1993 à 1996, chez les hommes âgés
entre 30 et 59 ans ainsi que chez les moins de 15 ans,
le pourcentage de décès n'atteint pas 80%.
Pour les autres groupes d'âge le pourcentage d'hommes
s'enlevant la vie atteint ou dépasse le 80%. Chez
les 20-29 ans et les 85 ans et plus, il excède
86%. Pour les années 1993, 1994, 1995 et 1996,
le nombre de suicide chez les hommes de 20 à 50
ans (2886) représente 52% de tous les suicides
au Québec (5506). (AQS,
1999) |
| •
|
Dans la
majorité des régions du Québec, le
taux de suicide a augmenté de façon continue
depuis 1990. On retrouve les plus fortes augmentations
dans les régions de la Côte-Nord (52,5%),
de Québec (36,7%) et de Laval (31,6%). De façon
générale, le Québec a connu une hausse
de 10,4% entre 1990 et 1996. En 1996, les régions
de Montréal (309), de Montérégie
(206) et de Québec (148) comptaient à elles
trois, plus de 45% de tous les décès par
suicide du Québec. (ASQ,
1999) |
| • |
Taux de suicide
selon l'âge et le sexe - Québec 1994-97 (AQS,
1997) |
| - |
1994 |
- |
1995 |
- |
1996 |
- |
1997 |
|
| |
Hommes |
Femmes |
Homme |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
Hommes |
Femmes |
| 10-14 |
6,5 |
2,5 |
2,1 |
4,3 |
3,3 |
1,8 |
5,54 |
1,8 |
| 15-19 |
34,2 |
7,1 |
34,9 |
7,0 |
33,3 |
6,9 |
30,9 |
8,5 |
| 20-24 |
48,3 |
8,1 |
42,5 |
6,4 |
44,7 |
7,2 |
37,2 |
7,9 |
| 25-29 |
37,2 |
5,9 |
37,3 |
7,3 |
43,2 |
7,8 |
30,3 |
8,8 |
| 30-34 |
36,1 |
8,9 |
49,4 |
9,3 |
39,6 |
8,3 |
37,5 |
6,6 |
| 35-39 |
38,9 |
11,1 |
45,2 |
11,0 |
48,6 |
15,3 |
35,8 |
9,0 |
| 40-44 |
35,3 |
13,4 |
41,1 |
16,1 |
44,9 |
18,1 |
46,0 |
9,6 |
| 45-49 |
31,6 |
12,6 |
43,3 |
14,8 |
34,4 |
18,5 |
45,7 |
15,4 |
| 50-54 |
36,6 |
9,1 |
43,5 |
13,7 |
35,3 |
11,8 |
35,6 |
11,6 |
| 55-59 |
30,2 |
11,8 |
37,4 |
12,2 |
30,2 |
14,6 |
33,3 |
7,0 |
| 60-64 |
28,8 |
5,4 |
29,5 |
8,4 |
29,6 |
4,8 |
27,9 |
10,4 |
| 65-69 |
21,5 |
3,2 |
24,2 |
5,7 |
32,0 |
4,4 |
25,5 |
4,4 |
| 70-74 |
23,5 |
4,5 |
24,6 |
4,4 |
34,5 |
5,7 |
30,1 |
8,5 |
| 75-79 |
34,5 |
6,2 |
28,6 |
2,0 |
27,3 |
5,8 |
27,3 |
3,7 |
| 80-84 |
50,5 |
6,0 |
5,4 |
0,0 |
36,9 |
4,2 |
28,3 |
6,8 |
| 85 et+ |
35,7 |
0,0 |
44,0 |
1,8 |
9,3 |
1,7 |
47,3 |
4,8 |
| Total |
28,8 |
7,1 |
31,3 |
7,9 |
31,0 |
8,5 |
29,1 |
7,7 |
|
| • |
Environ 8%
des enfants de 9 ans ont pensé sérieusement
à se suicider en 1998. Chez les adolescents, la
présence d’idées suicidaires sérieuses
est plus élevée à 16 ans (10%) qu’à
13 ans (7%), et plus élevée chez les filles
que chez les garçons. (ISQ,
1999) |
| • |
Une augmentation
de 300% des décès par suicide a été
enregistrée chez les jeunes Québécois
âgés de 10 à 14 ans entre 1975 et
1998. En nombre absolu, on observe également une
augmentation du nombre de suicides chez les enfants de
plus en plus jeunes. Ainsi, comparativement à la
période 1987 à 1990 au cours de laquelle
six (6) enfants québécois âgés
de 11 et 12 ans se sont suicidés, entre 1995 à
1998, presque trois (3) fois plus de décès
par suicide ont été enregistrés chez
des enfants (17) dont l’étendue d’âge
varie entre 8 et 12 ans. On dénombre presque autant
de suicides chez les jeunes filles que chez les garçons
âgés de 10 à 14 ans, soit 1,6 garçons
pour une fille. Tout comme chez les adolescents, les problèmes
de santé mentale auraient un rôle particulièrement
important à jouer dans la décision des enfants
de passer à l’acte. (ACJQ,
2000) |
|
| |
|
|
FACTEURS ENTRAVANT
L’AMÉLIORATION DE LA SITUATION DES ENFANTS
AU QUÉBEC |
|
|
| |
| • |
Les
unités familiales du quintile inférieur
ne reçoivent que 7,6% du revenu disponible total
ajusté en 1997 (7,1%pour les personnes seules et
8,5% pour les familles), tandis que les unités
du quintile supérieur accaparent 37,0% du revenu
(39,2% pour les personnes seules et 35,7% pour les familles).
(ISQ, 2001) |
| • |
Les ménages
du quintile inférieur consacrent plus que leur
revenu disponible à la consommation courante (115%),
contre 77% pour les ménages du quintile supérieur.
(ISQ, 2001) |
|
| |
|
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